Le mot de la minorité
Publication du Liguet n°84 – Été 2026
« Dimanche 15 mars 2026, 20h30. Avec une participation de 72 %, notre liste « Pour MONEIN, Continuons Ensemble » n’est pas élue avec un écart de 168 voix sur près de 2700 votants. Ce résultat nous honore et nous oblige dans notre projet de maintenir l’esprit de village de MONEIN tout en ayant une vision d’avenir. Nous avons donc décidé de siéger au conseil municipal fort de notre expérience,
pendant 6 ans comme adjoints et comme maire, enrichie par deux poids lourds de notre liste.
Nous demeurerons pleinement mobilisés pour défendre les intérêts des 47% des moneinchons.
Au terme de ces deux premiers mois, deux constats et une remarque sont à formuler au regard des nouvelles mesures prises par la Municipalité : S’agissant du budget 2026, il a été décidé d’une augmentation des impôts locaux. Nous ne partageons pas cette décision que nous jugeons arbitraire et purement stratégiquement politique, regrettant que l’audit financier n’ait pas été réalisé,
alors qu’il figurait parmi les promesses de campagne du candidat Monsieur SALANAVE-PÉHÉ et de sa liste. Nous continuons de penser qu’une première année d’observation, face au désengagement financier de l’Etat, aurait dû être privilégiée. En revanche, nous saluons la mise en place de comités consultatifs ouverts aux habitants souhaitant s’investir dans la vie communale. Mais ils n’auront d’intérêt qu’aux conditions de les ouvrir à tous et que les élus référents prennent en compte les idées qui en sortiront. Enfin, si nous devons nous conformer aux choix et aux décisions d’une nouvelle équipe municipale désireuse d’apporter sa vision et ses priorités pour la commune, il nous semble en revanche important que celle-ci respecte aussi le travail réalisé par
l’ancienne municipalité. En son temps, les décisions ont été prises en responsabilité, à la faveur d’engagement et de travail, d’implication à la hauteur de celles qui seront aujourd’hui et demain engagés par les nouveaux élus, adjoint et maire. Enfin l’été se profile avec les traditionnelles fêtes de Monein et les « marchés festifs du vendredi soir », rendez-vous toujours très attendus pour notre commune. D’ici là, vos élus de la minorité restent à votre écoute. N’hésitez pas à venir échanger avec nous : le dialogue et la proximité demeurent au cœur de notre engagement. »
Le mot de la majorité
Publication du Liguet n°84 – Été 2026
« Les élections municipales du 15 mars ont livré leur verdict : une majorité de Moneinchon.ne.s nous ont confié la responsabilité de conduire les destinées de notre cité pour les six – peut-être sept – années à venir. Nous leur en sommes extrêmement reconnaissants et nous assurons à tous les administrés de Monein que nous travaillerons pour l’Intérêt Général et le Bien Commun de notre collectivité. Nous invitons d’ores et déjà tou.te.s les élu.e.s, qu’ils soient issus de notre liste ou pas, à travailler dans cet état d’esprit. Pour cela nous avons déjà mis en place des « comités consultatifs » qui appuieront les commissions municipales afin de préparer les grands projets et autres mesures de politiques publiques de la Commune. Ils associeront les élu.e.s, les technicien.ne.s, les personnes concernées et, plus globalement, les citoyen.ne.s.
Mais d’entrée, en quelques jours, il nous a fallu construire le budget pour 2026. Et dans cet exercice, nous avons eu la désagréable surprise de constater que la situation financière était bien plus dégradée que celle que nous avions prévue. Entre les déficits importants de deux services essentiels pour la cohésion intergénérationnelle, à savoir, le centre aéré et le service d’aide à domicile ainsi que des perspectives financières inquiétantes liées à des choix antérieurs hasardeux ; nous avons choisi la responsabilité et la préparation de l’avenir : tout d’abord en diminuant fortement certaines dépenses de fonctionnement à commencer par les indemnités du maire et des adjoint.e.s; puis, il nous a paru indispensable d’augmenter légèrement les impôts. En effet, si nous ne l’avions pas fait, notre épargne nette, c’est-à-dire notre capacité à investir et notre crédibilité vis-à-vis des banques, était réduite à néant. L’urgence d’adapter nos écoles au dérèglement climatique après des années d’inaction et ainsi redresser nos comptes auraient été impossibles. Nous expliquerons notre choix de façon transparente, loin des procès faciles et de la démagogie paresseuse et stérile. »