HistoireLes grandes dates

Préhistoire

Les nombreux mobiliers lithiques tel que nucléus¹,  grattoirs, éclats et bifaces (paléolithique), retrouvés sur la crête du coteau qui traverse une partie des quartiers  Loupien et Serrot viennent prouver que  le territoire de la commune fut très anciennement peuplé.

Moyen-Age

Mais c’est au Moyen-Age que la ville de Monein connaît son âge d'or. Des familles nobles sont établies en ville, la plus ancienne connue étant celle de l’abbé laïque Arnaut de Lescun ( 1120) dont la demeure se situait face à l’église (jardin de l’actuel espace médical).

A partir du XIII°siècle, Monein est même l'une des plus importantes et des plus prospères cités de la vicomté. Ville du Seigneur souverain du Béarn, elle bénéficie d’une administration autonome dans laquelle le conseil de ville et les jurats (élus) veillent à la bonne marche de la communauté. En 1385, le dénombrement des maisons du Béarn demandé par Gaston Fébus, fait apparaître 413 « foecs vius »², soit environ 2300 habitants (Orthez en comptait 436, Oloron 368, Morlaàs 304, Pau 126) Certaines de ces  « maisons » existent encore. La population (comme aujourd’hui) est répartie sur le bourg (vieux bourg : Arue, le bourg neuf : Borc-Nau), et dans les quartiers ou « marcas », vivant sur un peu plus de 9000 hectares(8084 aujourd’hui) .

Cette communauté où l’activité agricole est solide (vigne, céréales, élevage, exploitation du bois communal) vit un catholicisme fervent. Aussi, en 1464,  forts de leur puissance et de leur foi, les Moneinchons se lancent-ils dans la construction de l'imposante « glisie nabère »³, saint Girons qui remplacera l’église saint Pé. La réalisation de sa charpente remarquable sera confiée à des hommes qui malgré leur extraordinaire savoir-faire, vivaient complètement exclus de la société. On les appelait : Cagots ou Crestiaa. Leur exclusion durera jusqu’à la fin du XIX°siècle sans qu’on en sache, aujourd’hui encore, les raisons véritables..

Temps Modernes

Au XVI° siècle, la construction du nouveau cimetière va diviser les Moneinchons. C’est aussi à cette même période qu’est réalisée la halle en bois, bâtie sur la place du « Mercadiu »4. Dans la seconde moitié de ce siècle éclatent  les troubles religieux ; l’église, dont les travaux s’achèvent en1520, devient Grand Temple jusqu’au début du XVII° siècle.

En 1709, Monein  compte 5233 habitants. Malgré les crises saisonnières on  ne connaît plus de famines grâce aux cultures céréalières (blé, avoine, orge, maïs) dont les ventes apparaissent dans le registre des mercuriales5. Marchés et foires sont actifs et renommés ; la cité commerce avec la Bigorre, le reste de la Gascogne, l’Espagne (Aragon, Navarre)…Les artisans (bois, fer, tisserands, les commerçants en vin etc.) sont nombreux. Le  XVIII° siècle va s’achever par la séparation de Cuqueron (1791) et de Cardesse (1794) et par la construction des principaux grands axes routiers vers Pau, Orthez et Oloron qui mettent fin à un isolement relatif mais soigneusement préservé. La Révolution sera vécue, ici, sans grands bouleversements, la communauté ayant opté pour les idées nouvelles.

Epoque contemporaine

Au XIX° siècle, Monein va rester à l'écart de l'industrialisation. La ville continue, cependant, sa modernisation : construction de la nouvelle halle, agrandissement « de l’hospice pour les pauvres », construction d’un abattoir qui remplacera « les tueries de Bournau », adoption de cultures nouvelles ( tabac, pomme de terre), enfin, développement des écoles de quartier. Ce siècle voit aussi le départ de nombreux cadets pour « les Amériques ».

La confrontation avec le XX° siècle se fera brutalement avec la découverte du gisement de gaz naturel de Lacq en 1951. L'exploitation de cette richesse et le développement du complexe industriel entraînent Monein dans un essor imprévu.
Aujourd'hui, malgré les difficultés de la reconversion industrielle, Monein préserve et offre un cadre de vie exceptionnel et un riche patrimoine

Nota

1 nucléus : sorte de caillou dont les hommes préhistoriques se servaient pour fabriquer leurs outils. 
2 foecs vius : textuellement, feu vivant, allumé ;  désigne le foyer occupé par une famille.
3 glisie nabère : église nouvelle.   
4 place du Mercadiu : place du Marché . 
5 Mercuriale : Tableau officiel portant les prix courants des denrées vendues sur les marchés.

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